3ème visio de préfiguration de la fondation Panoramax

(english translation below)

Nous étions en ligne hier pour la troisième visio dédiée à la préfiguration de la fondation Panoramax.

Le replay vidéo et la transcription sont en ligne, voici un résumé plus synthétique.

Notre première visio avait abordé de façon assez générale la création d’une structure pour porter Panoramax, une partie sur le fond afin de définir ce qui était dans le périmètre de la fondation et ne l’était pas et une autre sur la forme, quel type de structure créer, une asso ou autre.

La Fondation INRIA s’était proposée pour héberger la fondation Panoramax, mais il fallait mieux comprendre comment cela pouvait fonctionner.

Notre seconde visio s’est donc porté essentiellement sur le fond, le périmètre et un échange avec la fondation INRIA devait avoir lieux avant notre troisième visio.

Rappel du fond et du périmètre sur lequel on a convergé lors de ces deux premières visio :


Cet échange s’est tenu mercredi 10 juin avec Henri et Blandine pour la fondation INRIA et côté Panoramax avec Stéphane, Florian et moi même.

Lors de cet échange, on a vu un point bloquant sur le fonctionnement avec l’INRIA qui est qu’une fondation, en principe, ne fonctionne pas vraiment avec des membres. Ça semblait donc plus simple, d’avoir une association plus classique de type “Loi de 1901”, une association qui peut tout à fait conventionner avec la Fondation INRIA.

C’est apparu comme une solution plus simple et plus activable à court terme et surtout avec le calendrier qu’on s’est fixé par rapport au SotM fin août. C’est aussi apparu à Henri et à Blandine, qui nous ont un petit peu poussés même, je dirais, dans cette direction.

Un fonctionnement hybride est donc possible, la Fondation INRIA peut apporter un soutien, par exemple pour nous aider sur la gestion, décharger de certains aspects de la gestion, mais aussi bénéficier de l’image de l’INRIA et bénéficier d’un réseau qu’ils ont pu tisser à l’étranger, qui permet par exemple de recevoir des dons des États-Unis. Mais ce n’est pas le seul aspect qui peut être intéressant.

Plutôt que de plonger directement dans les status de cette association à créer, nous avons échangé autour de 2 slides que j’avais préparé pour qu’on se mette d’accord sur les grandes lignes de ce qu’on a envie de faire et du mode de fonctionnement avant de passer ensuite sur de la rédaction pure et dure.

Première slide, l’architecture…

Structure classique AG + CA + bureau, mais avec le principe de 3 collèges:

  • public/institutionnel : pour regrouper les structures publiques
  • lucratif/commercial : pour regrouper des structures de type entreprises, y compris individuelles
  • non-lucratif/société civile : pour tout ce qui n’est ni public, ni lucratif, comme les individus, les associations

Ces 3 collèges permettent d’équilibrer des intérêts qui peuvent être divergents.

Les membres du CA seraient à proportion égales des 3 collèges (donc multiples de 3), chaque collège voterait pour ses représentants au CA.

Pour les votes généraux en AG, c’est la moyenne des votes des 3 collèges qui serait retenue, exemple:

  • public : 60% “pour”
  • lucratif: 40% “pour”
  • non-lucratif: 55% “pour”
  • TOTAL: 51,67% “pour” soit (60+40+55)/3

En s’inspirant d’OpenFisca, on a envisagé d’organiser les collèges autrement, par exemple par les interactions avec Panoramax (contributeurs, utilisateurs, développeurs, etc). Ceci a semble complexe et moins lisible vu que bon nombre d’acteurs correspondraient à plusieurs collèges et moins adapté à Panoramax qui recouvre bien plus qu’une base de code commune.

La question s’est aussi posée d’avoir un collège de type “noyau dur” composé de membres soit impliqué historiquement soit très fortement qui seraient une sorte de garde-fou.
Ceci n’a pas vraiment convaincu et des garde-fou plus simples peuvent être mis en place comme un délais entre adhésion et droit de vote et des règles claires pour que des membres ne se retrouvent pas dans un collège qui ne serait pas cohérent.

Consensus aussi sur le classique triptyque “président/trésorier/secrétaire” dont le rôle est de gérer les affaires courantes.

Passons aux membres…

Donc le principe c’est qu’un membre n’appartient qu’à un collège comme expliqué au dessus.
On pourra fixer des cotisations différenciées pour qu’un particulier puisse adhérer pour une somme modique, une asso pour un montant un peu supérieur comme une petite entreprise, etc.
Rien de fixé pour le moment, on s’accorde sur des principes généraux pas encore les détails.

Pour les types de membres, les assos prévoient souvent des membres actifs, des membres d’honneur etc.
Vu nos 3 collèges, il a semblé que des membres actifs et membres d’honneur suffisaient.

On a rapidement terminé sur le lancement lors du SotM, sur l’annonce qu’on fera lors de la conf d’ouverture (keynote), peut être en signant les statuts avec les principaux fondateurs (IGN, etc).

Prochain RDV

Ce sera le 29 juin, mais cette fois-ci en anglais et si possible avec un premier brouillon de statuts qui intégrera ce qui a été convenu hier.


English translation :united_kingdom:

We held our third video conference yesterday to discuss the planning for the Panoramax Foundation.

The video recording and transcript are available online; here is a brief summary.

Our first video call addressed, in fairly general terms, the creation of a structure to support Panoramax—partly focusing on substance to define what fell within the foundation’s scope and what did not, and partly on form, such as what type of structure to create, whether an non-for-profit association or something else.

The INRIA Foundation had offered to host the Panoramax Foundation, but we needed a better understanding of how that could work.

Our second video call therefore focused primarily on the substance and scope, and a discussion with the INRIA Foundation was scheduled to take place before our third video call.

Here’s a recap of the substance and scope we agreed upon during those first two video calls:

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This meeting took place on Wednesday, June 10, with Henri and Blandine representing the INRIA Foundation, and Stéphane, Florian, and myself representing Panoramax.

During the meeting, we identified a sticking point regarding how things work with INRIA: in principle, a foundation doesn’t really operate with members. It therefore seemed simpler to set up a more traditional association under the “Law of 1901” (like OpenStreetMap France), one that can easily enter into an agreement with the INRIA Foundation.

This seemed like a simpler solution that could be implemented more quickly in the short term, especially given the timeline we’d set for ourselves in relation to SotM at the end of August. Henri and Blandine also saw it this way; in fact, I’d say they even nudged us a bit in that direction.

A hybrid structure is therefore possible: the INRIA Foundation can provide support—for example, to assist us with management and relieve us of certain administrative burdens—while also allowing us to benefit from INRIA’s reputation and the network they’ve built abroad, which enables us, for instance, to receive donations from the United States. But that’s not the only potential benefit.

Rather than diving straight into the bylaws of this association we’re planning to create, we discussed two slides I’d prepared so we could agree on the broad outlines of what we want to do and how we want to operate before moving on to the actual drafting process.

First slide :

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A traditional structure consisting of a General Assembly, Board of Directors, and Executive Committee, but based on the principle of three groups of members :

  • public/institutional: to bring together public entities
  • for-profit/commercial: to bring together business-type entities, including sole proprietorships
  • nonprofit/civil society: for everything that is neither public nor for-profit, such as individuals and associations

These three groups help balance interests that may diverge.

Board members would be drawn in equal proportions from the three groups (i.e., in multiples of 3), with each group electing its own representatives to the Board.

For general votes at the General Assembly, the average of the votes from the three groups would be used; for example:

  • public: 60% “in favor”
  • for-profit: 40% “in favor”
  • non-profit: 55% “in favor”
  • TOTAL: 51.67% “in favor,” or (60+40+55)/3

Taking inspiration from OpenFisca, we also considered organizing the groups differently—for example, based on interactions with Panoramax (contributors, users, developers, etc.). This seemed complex and less transparent, since many participants would belong to multiple groups, and it was less suited to Panoramax, which encompasses much more than just a shared codebase.

The question also arose of having a “core” group composed of members who are either long-standing or highly active, who would serve as a sort of safeguard.
This idea didn’t really gain traction, and simpler safeguards can be put in place, such as a waiting period between membership and voting rights, and clear rules to ensure that members do not end up in a group that is not appropriate for them.

There was also consensus on the classic “president/treasurer/secretary” trio found in french “1901 law associations”, whose role is to manage day-to-day operations.

Let’s move on to the members…

So the basic principle is that a member belongs to only one group of members, as explained above.
We could set different membership fees so that an individual can join for a modest amount, an association for a slightly higher amount, just like a small business, and so on.
Nothing has been decided yet; we’ve agreed on general principles but not on the details.

As for membership categories, associations often have active members, honorary members, and so on.
Given our three groups, it seemed that active members and honorary members would suffice.

We quickly wrapped up by discussing the launch at SotM and the announcement we’ll make during the opening keynote, perhaps by signing the bylaws with the main founders (IGN, etc.).

Next Meeting

It will be on June 29, but this time in English and, if possible, with a first draft of the bylaws that incorporates what was agreed upon yesterday.

Online meeting will be on https://visio.numerique.gouv.fr/yzn-vxeb-xxo at 17:00 Paris time.

(Translated with deepl)

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bonjour
est-ce qu’on peut trouver quelquepart les infos (CR) ou replay de la 2ème réunion ?

On est sur le coup :wink:

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Hello, merci pour le CR, ça a l’air bien !

Juste un point de sémantique : les notions de “but lucratif” ou de “commercial” sont assez subjectives, je propose qu’on s’en tienne à des types de structures ( SARL, SAS, EURL…), et ayant un collège “organisation privées” par exemple.

attention, on ne parle pas que de structures françaises

Je pense qu’on ne pourra pas être aussi précis, il existe d’innombrables formes juridiques rien qu’en France (d’où tes points de suspension) et on ne se limitera pas non plus à la France (Gmbh, etc), c’est pour ça que le distingo lucratif ou non me semblait au contraire plus simple et gérable.

Il faut par contre bien rédiger le principe, tout comme pour public ou non, qui peut être une sorte d’arbre de décision dont un brouillon pourrait être :

  • le membre a-t-il une vocation industrielle, commerciale ou lucrative → lucratif
  • si non, le membre est-il une structure publique ou institutionnelle, une collectivité → public
  • si non → non-lucratif

Hello @Patchanka
On a envoyé le lien vers le CR de la visio n°2 dans l’invitation à la 3e réunion.

merci @Sophie
Je crois qu’en fait, je n’ai pas reçu cette invitation…
J’ai su qu’il y avait cette 3ème réunion par un post sur Mastodon le jour même

Merci pour le résumé, ça m’a l’air bien parti tout ça :slight_smile:

Attention lorsque vous fixerez le montant des cotisations, de prendre en compte le nombre de salariés de l’activité et non de la structure (je parle du collège lucratif). Carto’Cité est une activité de 3 personnes hébergée par la structure L’Ouvre-Boîtes, une Coopérative d’Activité et d’Emploi (CAE) de plus de 300 personnes. On a fait attention à ce point pour la FPOSM, car plusieurs membres exercent leur activité dans une CAE.

Hello @Patchanka, c’est un mail du 11 mai. Tu es bien sur la liste des destinataires pourtant, sans message d’erreur à la délivrance.
Tu devrais avoir reçu actuellement 15 mails depuis qu’on a mis en place Brevo. Ou pas du coup ?

C’est vraiment le terme qui me dérange, pas forcément la classification. Sinon “Professionnels” ( comme pour la FPOSM ) ?

Ou bien à minima inverser l’arbre de décision :

  • structure publique, institutionnelle… => public
  • organisation à but non lucratif => non lucratif
  • entreprises, freelances, autres organisations => XXX

v.

Replay en ligne:

et transcription:

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If the next meeting is to be held in English is it possible for people from outside France to attend ? - How would I get details?

Online meeting will be on https://visio.numerique.gouv.fr/yzn-vxeb-xxo at 17:00 Paris time.

Hi, I won’t be able to join tonight.

Hey, je ne pourrai pas me joindre à la visio ce soir.

++

Pas de visio ce soir, la prochaine c’est le 29.

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Je prends toutes ces infos un peu au vol sur un coin de nappe lors d’un séminaire à Rouen, et je pense en avoir déjà parlé, mais si ça vous intéresse je peux essayer de sonder Vincent Bachelet, dont la thèse en Droit portait sur le sujet de la pérennité des communs numériques - tout en se prémunissant de quelque récupération que ce soit.

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J’ai survolé sa thèse (de plus de 400 Pages).

La partie sur les associations confirme que c’est bien le type de structure adapté qualifiée même de “structure idéale”.

J’ai noté aussi ceci :

En tout état de cause, la pertinence de l’association à structurer des communs numériques
sera explicitée, sinon renforcée, en précisant dans les statuts que l’objet de l’association est la
structuration d’un commun numérique, défini comme un mode de gestion d’une ressource
détenue collectivement par une communauté d’acteurs hétérogènes, et dont l’objectif est
d’assurer la pérennité du dispositif socio-technique nécessaire à la production, au maintien et
au développement de la ressource via des règles de gouvernance définies collectivement et qui
assurent le caractère ouvert et partagé de la ressource.

ainsi que (page 51) :

Participation des personnes morales de droit public. La participation de personnes
morales de droit public à une association pose des problèmes plus délicats. De façon similaire
aux personnes morales de droit privé, les collectivités territoriales et les établissements publics
peuvent être membres d’une association si leur adhésion est conforme à leur mission. Au
surplus, la participation d’une collectivité territoriale à une association doit être conforme à
l’intérêt local. D’autre part, le représentant de la personne morale au sein d’une association ne
peut participer à titre personnel à cette même association. Enfin, la personne morale de droit
public doit éviter de s’immiscer dans la gestion de l’association. L’adhésion d’une personne
morale de droit public à une association ne doit pas non plus avoir pour objet ou pour effet le
contournement des règles de la comptabilité publique.
Ces limitations à la liberté d’association demeurent minimes et ne concernent que quelques
cas particuliers. En effet, le principe de liberté, découlant de la nature conventionnelle de
l’association, est très prégnant et se prolonge dans la grande liberté laissée aux membres dans
l’organisation de l’association.
S’agissant de la participation de l’acteur public à une association structurant un commun
numérique, ces limitations ne devraient pas poser problème dès lors que la volonté d’adhésion
dudit acteur public résultera d’un intérêt de ce dernier et son territoire à voir le commun se
développer.

En tout cas, ca laisse la possibilité aux agents publics de cette même entité d’adhérer.

Du coup, quid du collège des structures publiques ?

Il me semble que pour éviter de s’immiscer dans la gestion, il faut éviter le rôle de trésorier non ?