Donnez votre avis ici pour les faire évoluer et fédérer la communauté autour de règles communes !
Partagez vos retours, vos suggestions, vos besoins dans cette discussion dédiée, et échangeons!
Quand ?
Du 02 avril au 22 avril 2026
Qui ?
Toutes vos réflexions sont les bienvenues, que vous soyez spécialiste de la geodata, partie prenante de l’ecosystème bâti (gestionnaires de parc bâtimentaire, collectivités territoriales, administrations publiques, bailleurs sociaux, entreprises, opérateurs) ou de l’open data et des communs.
Vos contributions seront présentées et alimenteront la réflexion sur la gouvernance de la donnée lors du GT Bâti qui aura lieu la semaine du 27 avril 2026
À mon avis, la fréquence actuelle de sauvegarde est trop faible. Une sauvegarde hebdomadaire laisse une fenêtre de perte de données potentiellement importante en cas d’erreur majeure, de compromission ou de mauvaise manipulation.
Il serait plus prudent de mettre en place au minimum une sauvegarde quotidienne, idéalement chaque nuit. Sur un référentiel de ce type, le coût de stockage de quelques gigaoctets supplémentaires reste probablement très faible par rapport au risque opérationnel et à la perte de confiance que représenterait une restauration avec plusieurs jours de données perdues.
Le rapport coût / risque me semble donc clairement en faveur de backups journaliers. Une politique de rétention simple pourrait suffire, par exemple :
– sauvegardes quotidiennes sur 30 jours,
– éventuellement sauvegardes hebdomadaires sur une durée plus longue.
Cela renforcerait nettement la résilience du RNB sans complexité excessive.
Effectivement la description de notre processus de sauvegarde est lacunaire : nous réalisons un backup tous les 3,5 jours que nous conservons pendant 21 jours, soit 6 backups en permanence. Et nous réalisons en plus un backup chez un autre fournisseur une fois par semaine, au cas où. Nous allons mettre à jour la documentation pour clarifier.
Point positif : les pré-contrôles de saisie, qui sont les bienvenus.
Il manque, sur la partie éditeur, la possibilité de distinguer des droits plus fins selon les profils. Une collectivité locale, en tant qu’organisation, ne devrait pas intervenir en dehors de son périmètre de juridiction. On ne règle pas les questionnements de fond sur un individu qui viendrait produire un objet de bâtiment alors que sa construction serait illégale.
Plus largement, je reste sur le questionnement de savoir si ce commun numérique a vocation à devenir également une donnée de référence légale pour les usages « souverains » de l’administration. Si oui, la généralisation des mêmes règles d’édition quel que soit le profil reste une difficulté théorique persistante. L’observable n’est pas toujours le légal. Exemple sur l’adresse : auto-adressage par les usagers, non-application / non-matérialisation de la nouvelle numérotation des rues… Avec des règles analogues à celle du RNB, l’éditeur individuel sur la BAN aurait pû produire, de bonne foi, une information erronée.
Pour moi, du coup il manque éventuellement un rôle de modérateur, sauf à considérer que seule l’équipe centrale RNB soit en charge de l’administration. En son absence, une collectivité territoriale engagée pour une base de qualité va donc vérifier les événements sur la base puis corriger ce qu’elle estime erroné. La modération à priori aurait évité une correction à posteriori.
Merci pour tes retours ! Je pense qu’un bâtiment illégalement construit peut se voir attribué un ID-RNB. Si des procédures le visent, il peut être pratique de savoir comment le désigner. Même illégalement construit, il existe dans la réalité.
D’autre part, nous réfléchissons actuellement à l’opportunité de “tamponner” un bâtiment, quand on estime son état correct. Une collectivité pourrait ainsi tamponner un bâtiment après l’avoir modifié (ou même sans l’avoir fait), ce qui pourrait dissuader un autre utilisateur de venir le modifier par la suite. Et ce qui pourrait nous permettre de prévenir la collectivité que le bâtiment qu’elle avait tamponné a été modifié…lui donnant ainsi une possibilité de modération. Qu’en penses-tu ?
Merci pour ce retour qui soulève plusieurs points importants sur les modalités de gouvernance du RNB.
Il est important de rappeler que le référentiel décrit avant tout l’observable : il recense les bâtiments qui existent, indépendamment de leurs statuts juridiques ou administratifs. Et grâce à la clé d’interopérabilité ID-RNB , il est possible de relier les différentes bases métiers, qui elles portent des informations réglementaires ou administratives (urbanisme, fiscalité, énergie, etc.) et d’ identifier des constructions illégales par exemple.
Certains territoires sont notamment intéressés par l’usage du RNB pour faciliter l’identification de bâtiments illégaux sur leur territoire. En suivant les modifications sur leur territoire, ils vont pouvoir optimiser leur moyen en dirigeant leurs analyses sur ces zones.
Hâte de connaître votre point de vue et celui de la communauté sur la piste envisagée de mise en place de ‘tampon’ par des comptes d’éditions ‘sachants’ comme les EPCI, administrations et bailleurs sociaux.
Certains utilisateurs du RNB, nous ont fait part de leur intérêt pour cette fonction car :
en tant que contributeur, cela leur permettrait d’identifier très facilement les bâtiments dont la qualité est déjà validée, et de se concentrer sur les autres bâtiments
en tant que réutilisateur, cela permettrait d’avoir une indication supplémentaire sur la source de la donnée.
Effectivement, si l’objectif du RNB est de décrire l’observable alors oui, tout batiment (selon la définition) doit en faire partie, y compris pour identifier l’illégal. Il faudra être simplement vigilant sur la portée juridique du RNB en tant que donnée de référence.
Concernant la mise en place d’un “tamponnement” (certification) d’un institutionnel rendant toute opération d’édition soumise à modération, cela me semble une piste pertinente à creuser. Cela favorise effectivement les contributions individuelles sur des secteurs plus nécessiteux et assure aussi un filet de sécurité pour les institutionnels engagés avec un contrôle à priori.